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Parce que non, la Manche et l'Atlantique ne sont pas que des mers froides, avec du courant et sans visibilité !

Pourquoi je plonge et pourquoi je plonge en Bretagne ? ou pourquoi j'ai décidé de créer ce blog. Pour expliquer pourquoi je plonge en Bretagne et pourquoi il est tout aussi interessant de plonger en Bretagne que... en mer Rouge (par exemple :-p)

Quand je dis que je plonge en Bretagne, on me demande inévitablement :

Mais... y'a des trucs à voir en Bretagne ?


Ce à quoi je réponds, en général :

Rien, évidemment ! En plus, ça pèle, y'a du courant et une visi de m....


Je veux donc, avec ce blog, essayer de montrer tout ce qu'il y a à voir, malgrè tout, en Bretagne, les sites, la diversité de la faune, de la flore, etc. et - pourquoi pas ? - convaincre de l'intérêt de plonger également en Bretagne.

Quelques liens...

» Écocéan, pour tout savoir sur le requin-baleine

» Site d'information sur les cétacés

» Annuaire des blogs de plongée

» Latitude 27 ou le blog entre mer et désert d'une expatriée à Hurghada

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Classement de sites Webtoweb, concours gratuit
28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 23:37

Lors d'un précédent post intitulé Sabelles et spirographes. Végétal ou animal ?, j'ai fait première une présentation des sabelles et des spirographes. Ces fausses plantes qui sont en fait de vrais animaux, plus précisément des vers tubicoles ; Des vers sédentaires qui vivent dans des tubes calcaires et se nourrissent en filtrant l'eau grâce à leur panache largement déployé dans le courant.

Dans ce premier texte, je n'avais cependant pas de photo potable pour illustrer ces propos. Le mal est réparé grâce à mes récentes plongées dans les eaux finistériennes de l'Aber Wrac'h.

Un spirographe dans les eaux finistériennes de l'Aber Wrac'h
Un spirographe dans les eaux finistériennes de l'Aber Wrac'h


Voici donc deux nouveaux clichés de bien meilleure qualité. On peut y voir parfaitement le panache orangé de ces vers. De même qu'on y voit assez bien, sur la première photo, le bout du tube calcaire.

Un autre spirographe dans l'Aber Wrac'h
Un autre spirographe dans l'Aber Wrac'h


Comme quoi, avec l'habitude d'un appareil - même simple - avec un peu de patience et de persévérence, il devient posible de réaliser des photos plutôt correctes, même dans les eaux difficiles (d'un point de vue photographique) de la Bretagne.

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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 23:52

Au début du mois de juin, j'ai eu l'occasion de passer un week-end sur les bords de l'Aber Wrac'h, dans le Finistère Nord. J'ai eu l'occasion d'y faire des plongées - 2 en l'occurence - et quelques photos avant que mon appareil se bloque (pour des raisons encore inexpliquées).

De ces déboires, j'ai quand même réussi à « sauver » quelques clichés dont un, particulièrement, que je tiens à publier dans ce blog.
La photo n'est pas exceptionnelle, elle n'est pas, techniquement et photographiquement, irréprochable mais elle a au moins une qualité qui en fait une photo intéressante : sa rareté !

Il s'agit de la photo ci-dessous dans laquelle on peut voir un lieu jaune.

Lieu jaune à l'affut
Lieu jaune à l'affut


Entendons-nous. Il n'est pas rare de croiser un lieu jaune, voire un banc plus ou moins important, lors d'une plongée en Bretagne. Ce qui est plus rare, c'est la prise de vue résultant de plusieurs facteurs finalement assez rarement réunis :

. Une lumière et une visibilité suffisantes pour une prise de vue à distance (pour être tout à fait honnête, j'ai nettoyé un peu la photo. Mais quand même...)
. Un fond qui permet d'isoler le lieu jaune dans le cadre.
. Un poisson pas trop farouche.

La plupart du temps, les lieux se trouvent en pleine eau - une eau souvent chargée - et sont suffisamment mobiles pour rendre difficile toute prise de vue. Avec cette photo, j'éprouve donc, en tant que photographe, quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la satisfaction. Pas le melon mais une petite satisfaction néanmoins.

Pendant qu'on y est, quelques informations supplémentaires sur le lieu jaune.
Il appartient à la famille des gadidés ; Famille à laquelle appartiennent également (et entre autres) l'aiglefin, le merlan ou la morue.
Son dos est foncé (brun), son ventre est clair (jaune) et sa machoire inférieure est beaucoup plus longue que sa machoire supérieure. Ce qui, comme beaucoup de poissons, lui donne un air particulièrement joyeux :-p

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 21:26

Je crois effectivement avoir identifié les deux poissons inconnus qui encadrent le chétodon à bec sur la photo-mystère qui m'occupe depuis quelques jours ; Le poisson sombre à bandes blanches et nageaoires jaunes (à gauche) ainsi que le poisson à rayures noires et blanches (sur la droite).


Chétodon à bec, poisson tropical
Poisson-clown [à gauche] et Dascyllus melanurus [à droite]


Sauf erreur ces deux poissons appartiennent à la famille (également très fournie) des Pomacentridae.

Je pense que le poisson à gauche est un poisson-clown, l'Amphiprion fuscocaudatus.
Celui-ci est reconnaissable à son profil et ses nageaoires arrondies, à son corps sombres rayés de 3 bandes blanches, à ses nageaoires et son « museau » jaunes... ainsi qu'à l'air joyeux de tout poisson-clown ! C'est vrai, malgré leur nom, les poissons-clowns font une moue qui leur donne l'impression de d'avoir avalé un chaudron complèt de soupe à la grimace.
Bref,
l'amphiprion est endémique aux Seychelles. Comme tous les poissons-clows, il vit au milieu des tentacules d'une actinie (c'est-à-dire d'une anémone de mer). On dit que le poisson-clown et l'anémone vivent en carpose.

Endémique : « En biologie, une espèce est dite endémique d'une région déterminée si elle n'existe que là » (source Wikipedia).
Carpose : « Association de deux organismes dont un seul tire un avantage sans que l'autre soit lésé » (source Océan Plongée).

Le dernier poisson de la photo (okay, le plus flou mais bon, un sujet en mouvement avec un profondeur de champ réduite ça donne... ça) doit être un Dascyllus melanurus.
C'est comme le zèbre, est-ce qu'il est blanc avec des rayures noires ou noir avec des rayures blanches ? Dans notre cas, il semble que le dascyllus soit blanc avec des rayures noires (dont la première au niveau de la bouche et des yeux et la dernière sur la nageoire caudale).

Il vit dans l'océan Pacifique (Philippines, Nouvelle-Calédonie...) et est fréquent à faible profondeur.

Voilà, je crois, ce que l'on peut dire sur les hôtes de ma photo. En espérant pouvoir les croiser  « pour de vrai », un jour, lors d'une plongée sous les tropiques.

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 20:07

Ça y est ! Après quelques recherches, j'ai trouvé. J'ai trouvé quels sont les poissons que j'ai photographié dans un des bacs tropicaux du Grand Aquarium de Saint-Malo.

Plus exactement, je n'ai trouvé - pour le moment - de renseignements que sur l'un de ces poissons : le poisson jaune au centre de la photo ci-dessous.

Chétodon à bec, poisson tropical
Le Chétodon à bec [au centre]


Il s'agit donc du Chétodon à bec, de la famille (très fournie) des Chaetodontidae.

Quelques mots sur ce chétodon à bec. Il est reconnaissable par son corps aplati, son long museau, ses 4 bandes orangées (dont la première passe au milieu des yeux), la bande noire à la base de la nageoire caudale et l'ocelle noir cerclé de blanc à l'arrière de la nageaoire dorsale.

Ocelle : « tâche ronde qui ressemble à un oeil. Il est généralement situé sur la partie postérieure du corps et destiné à tromper les prédateurs » (source vetofish.com). L'un des animaux les plus célèbres pour ses ocelles est le paon qui en possède un nombre certain sur ses plumes caudales et que l'on peut admirer dans toute leur splendeur quand il fait sa roue.

Le chétodon vit dans l'océan Pacifique (partie ouest) jusqu'à la grande barrière de corail au Nord-Est de l'Australie. Il s'agit d'une espèce assez commune. Son long museau, dont il se sert comme de pinces, lui sert notamment à attraper de petits crustacés.

Voilà ce que je peux dire sur ce poisson. Pour les autres... je cherche ;-p

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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 21:23

Mardi dernier, je suis allé à une conférence de Mme Joëlle Galéron, biologiste à l'Ifremer, dont l'intitulé était : « Biodiversité et nodules dans les grands fonds du Pacifique ».
J'y suis allé pour ma culture personnelle, bien sûr, mais également par curiosité, avec l'à-priori d'assister à un exposé sur des déserts de vase traversés de temps en temps par des montres abyssaux du genre de ceux que l'on peut voir dans le dessin animé Némo : des 'machins' hideux, aux yeux globuleux, avec une machoire sur-dimensionnée, des dents acérées... et la fameuse lanterne portative au-dessus de la tête qui sert à attirer les proies.

Or, ce n'est pas tout à fait ça... bien au contraire !

Nodules polymétalliques, les mines du futur

Je ne vais pas m'attarder sur le sujet car ce n'est pas l'objet de ce post ; Je veux juste « poser le décor ».

Les nodules, présents essentiellement dans les grands fonds du Pacifique, à 5 000 m de profondeur, sont des petites sphères grossières (2 à 15 cm de diamètre), résultant d'une concentration des métaux présents dans l'eau de mer autours d'un noyaux quelconque.
Ces nodules sont considérés comme des sources possibles de nickel, cuivre, cobalt ou manganèse.

Les grands fonds sont donc des mines potentiellement exploitables. Cependant, les pays possédant un permis minier doivent au préalable mener une étude environnementale et étudier la biodiversité de ces milieux, afin de mesurer l'impact qu'aurait une exploitation minière des fonds.

C'est dans ce cadre qu'est intervenu Mme Galéron puisqu'elle a participé à cette campagne d'étude environnementale.

La vie à - 5 000 m

L'exposé débute. Pas trop de surprise : les grands fonds sont de grands plateaux sédimenteux.
Par la suite, je constate avec surprise que les grands fonds océaniques sont peuplés de la (quasi-)même faune que je cotoie à chaque fois en Bretagne ; Essentiellement des cnidaires, des porifères et des échinodermes ; C'est-à-dire des anémones de mer, des éponges, des étoiles de mer, des holoturies (concombres de mer) aux couleurs jaunes ou rouges particulièrement vives mais aussi des crevettes d'un rouge très intense, etc. (au total 51 espèces différentes !)

Bon d'accord, toute cette faune se fait un peu plus rare qu'en surface, mais quand même...

C'est vrai aussi que je ne parle pas des beaucoup plus nombreuses et plus spécifiques micro-espèces (dont la plupart sont encore inconnues) qui vivent dans les premiers cemtimètres du sédiment.

Deux questions se sont imposées à ce moment-là : où sont mes fameux monstres abyssaux ? Pourquoi les espèces présentes à - 5 000 sont celles que l'on peut  trouver à -20 ou -30 m ?

Concernant les montres, ceux-ci se trouvent un peu plus haut. Il ne s'agissait ici que d'étudier les espèces présentes sur les fonds et pas celle qui nagent en pleine eau.

Concernant la similitude des espèces, elle résulte notamment du fait qu'on est toujours dans un processus de photosynthèse ! Du fait des mouvements verticaux incessants de l'eau, les grands fonds bénéficient des « restes » de la photosynthèse de surface.
Les espèces se sont adaptées à la pression, à l'absence de lumière, à la faible quantité de nourriture... mais les cycles de vies sont semblables. Ce qui n'est pas le cas, par exemple, à proximité des sources hydrothermales où la vie se crée par chimiosynthèse et où donc les espèces sont différentes.

La conclusion de l'exposé était qu'une exploitation minière des grands fonds aurait des conséquences particulièrement néfaste sur la biodiversité.
Cela me semble évident quand on voit la richesse des océans en matière de faune et de flore, à toutes les profondeurs. Les mers et les océans sont de véritables (res)sources de vie. Une raison supplémentaire pour ne pas faire n'importe quoi.

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 21:44

Dans l'élaboration de mon dictionnaire de la faune et de la flore que l'on peut contempler lorsque que l'on plonge en Bretagne, je vais m'arrêter aujourd'hui à la lettre G ; G comme Gorgone (et non pas gorgogne comme on l'entend assez souvent).

Gorgone verruqueuse (et tourteau), île de Houat, Bretagne Sud
Gorgone verruqueuse (et tourteau), île de Houat, Bretagne Sud

Les gorgones verruqueuses

Il y a de nombreuses espèces de gorgone. La plus fréquente Bretagne (Atlantique Nord et Manche) est la gorgone verruqueuse. Certe le nom n'est pas très excitant mais il illustre assez bien l'aspect de cet arbuste : des ramifications en branche pleines de petites excroissances qui ressemblent à des verrues.

Malgrè son aspect végétal, le terme d'arbuste que j'ai utilisé plus haut est, d'un point de vue biologique, tout à fait faux. Les gorgones sont en effet les cousines des alcyons. Ce sont des anthozoaires ou animal-fleur, des filtreurs passifs.

Rappel : L'eau déplace naturellement une grande quantité d'organismes. D'autres organismes, plus gros, ont décidé, pour économiser leur énergie, de s'arrimer. Ils se nourrissent en filtrant l'eau.

Comme l'alcyon, la gorgone appartient à la famille des octocoralliaires. Ce sont des coraux mous, des colonies de polypes qui se nourrissent en filtrant l'eau ; Chacun possèdant, pour cela, huit tentacules.

La gorgone, un filtreur passif

Comme je l'ai dit précédemment, les gorgones sont des colonies de polypes qui se déploient (quand il s'agit de se nourrir) et se rétractent (rapidement, quans on essaye de les toucher ou qu'on approche trop bruyamment ;-).
Les polypes sont logés dans les verrues (celles citées précédemment et qui donnent leur nom à l'espèce).

Par contre, contrairement aux alcyons, les polypes des gorgones sont plus petites, moins visibles. Cela renforce l'aspect squelettique des ramifications.

Gorgone verruqueuse blanche et alcyons rouges, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Gorgone verruqueuse blanche et alcyons rouges, Perros-Guirec, Bretagne Nord


Les gorgones verruqueuses sont de couleur rose-saumon, jaune / orange pâle ou (plus rarement) blanche. Il est intéressant de remarquer que les gorgones verruqueuses se ramifient sur un seul plan (comme un éventail).

On les trouve assez souvent sur des tombants, perpendiculaires aux roches. De cette façon, les branches se trouvent en plein courant ; Là où l'eau est sans cesse renouvelée, la nourriture plus abondante donc et la filtration de l'eau, par les polypes, plus facile.

Les gorgones ont une croissance très lente. Environ 1 cm par an. On imagine donc assez facilement depuis combien de temps est présente une gorgone de 15, 20 ou 25 cm (ce qui n'est pas rare).
Il faut donc être très prudent. Prudent avec ses palmes, pour ne pas les briser malencontreusement. Prudent avec ses mains. Mieux vaut donc ne pas les toucher (contrairement à ce que j'ai dit plus haut) pour ne pas en briser une branche.

Pour en finir avec cette première approche des gorgones, je finirai avec quelques mots sur la Tritonia. Il s'agit en fait d'un des prédateurs des gorgones, un prédateur qui se nourrit des polypes. Il est assez difficile de voir une tritonia. Par contre, il est plus facile de repérer ses pontes. Celles-ci forment des filaments blancs, spiralés autours des branches.

En conclusion, voici un site pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la connaissance des gorgones verruqueuses.

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 22:43

J'ai, avec mon post sur l'alcyon, débuté une série sur les animaux qui, sous l'eau, sont en fait de fausses vraies plantes et de vrais faux animaux. À moins que ce ne soit l'inverse ? Ou bien le contraire ?
Je continue aujourd'hui avec un « mémo » sur d'autres de ces « aliens » : les vers de la famille des polychètes. Et plus particulièrement, les polychètes sédentaires comme les sabelles et les spirographes.

Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord

Des vers sédentaires ?

On ne va pas faire durer l'intense suspens. On parle bien ici de vers, donc d'animaux ! Malgrès que le panache d'un spirographe (c.f la photo, pas très bonne certes, mais je n'ai pas mieux sur le sujet :-( semble vouloir nous faire croire le contraire.
Par contre, il s'agit de vers sédentaires qui vivent dans des tubes calcaires. D'où le nom également de vers tubicole.

On ne voit d'eux pas grand chose, leur coprs étant masqué par le tube. Par contre, le peu que l'on voit, le panache, est finalement le plus spectaculaire.

Des vers à panache

Les panaches sont des filtres. Avec leurs - plus ou moins - longues tentacules, les vers filtrent l'eau, y capture le plancton dont ils se nourrissent.

L'inconvénient de ces animaux est qu'ils sont extrèmement sensibles aux vibrations. Pour avoir le bonheur d'apercevoir les panaches complètement déployés et épanouis, il faut les approcher avec énormément de précaution. Sinon, ils se replient instantanément dans leur tube.

Quelques exemples

Il y a de nombreux vers tubicoles. Je ne vais en citer que deux que l'on rencontre fréquement lorsque l'on plonge en Bretagne.

» Le spirographe. C'est l'un des plus spectaculaires. D'une part, c'est le plus grand ver tubicole de nos côtes. D'autre part, le diamètre de son panache peut également être assez impressionnant. Enfin son panache en spirale, uniforme ou panaché (blanc, orange, brun...) est toujours très beau à observer.

» Le bispire. Plus petit, il est cependant aussi beau à voir que le spirographe (c'est du moins mon avis) du fait de son double panache spiralé.

Je termine ici ce second volet de ces animaux extraordinaires que l'on rencontre en plongée... en espérant que cela vous aura donné encore plus envie de plonger à votre tour.

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 22:20

Parmi les espèces endémiques de la Bretagne, il y en a une qu'on rencontre à peu près à tous les coins de roche. Il s'agit du congre.
Voici donc, en quelques lignes, une présentation de cet animal qui peut atteindre des proportions assez... impressionnantes

Une grosse anguille bleue ou une murène édentée ?

Ni l'un ni l'autre... bien que le congre appartiennne également à la famille des poissons osseux ou ostéichthyens.
Trouver un congre se révèle finalement assez simple. Il suffit de fouiller tous les trous, toutes les failles, toute les « planques » des rochers, tombants et autres épaves. Attention, quand je dis : fouiller, il ne faut pas me prendre au mot. Il ne s'agit pas d'y mettre les mains mais seulement de « yeuter ». Attention au phare également. Vu que le congre h'a pas de paupière, il n'apprécie que très moyennement d'avoir la lumière dans la figure.


Congre, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Donc, en scrutant scrupuleusement et précautionneusement les coins et recoins sous-marins, il y a toutes les chances de rencontrer un congre. Celui-ci est très facilement reconnaissable à sa peau bleue et à son air... comment dire ? jovial :-p

La Bretagne, un repère de congres

Les occasions sont en effet nombreuses de croiser un congre en Bretagne. Il y a de nombreux sites pour cela. Des roches, tombants et surtout beaucoup d'épaves : le Bugalet (barge de débarquement près de la Trinité-sur-Mer, Golfe du Morbihan), le Walter, le M4600, le Frémur (tous proche de Saint-Cast-le-Guildo, Bretagne Nord), etc.
Il est alors possible de voir de « sacrés morceaux ». Certains animaux sont même presque célèbres tellement ils sont gros, grand et gras.


Congre, Aber Wrac'h, Bretagne Nord


Voir un congre en pleine eau ?

De jour, le congre reste - sauf très rares exceptions - bien tranquillement dans sa cachette (dans laquelle il entre à reculons, la pointe de sa queue servant d'organe tactile pour se guider). Par contre, la nuit, les congres sortent pour chasser et se nourrir. Il devient alors possible de les observer en pleine eau.
Donc, pour voir un congre en pleine eau, le meilleur moyen reste donc de plonger de nuit :-p

Pour ma part, je n'ai fait qu'une plongée de nuit. Celle-ci fera d'ailleurs l'objet d'un prochain post. Cependant, je n'ai pas eu le bonheur, pendant cette plongée, de voir ne serait-ce qu'un congre :-(

Mais je persévère !

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 22:38

Pour faire suite à mon précédent article Pourquoi je plonge en Bretagne ? Parce que les couleurs sont belles, je vais, dans ce post, m'attarder sur des animaux (même si cela ne saute pas forcément aux yeux :-), des mollusques marins en l'occurence : les nudibranches et plus particulièrement les nudibranches de type doridien.

Parce que non ! Une limace, ce n'est pas forcément laid et visqueux

En effet, le première chose à savoir à propos des nudibranches est qu'il ne s'agit - finalement - que de limaces, des mollusques sans coquille.
Par contre, à l'inverse des limaces terrestres, les nudibranches comptent parmi les perles que l'on peut croiser en Manche et en Atlantique... notamment.
Sans rentrer dans les détails, on distingue plusieurs types de nudibranches en fonction de leur morphologie : les types anaspadien, éolien, doridien et les dendronatacées ; Parmi lesquels on trouve les lièvres de mer, les tritonias (dont la tritonia des gorgones dont on ne voit le plus souvent que la ponte), toute la série des doris : doris dalmatien, doris cantabrique, etc.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Des perles sous-marines

Les nudibranches sont de véritables perles à découvrir en plongée car ils font partie des animaux les plus colorés du monde sous-marin. Ils déclinent en effet des couleurs très denses allant du jaune au bleu en passant par le brun, l'orange, le violet, etc.
Le plus dur, mais pas le moins intéressant, étant finalement de les trouver puisque certains ne font pas plus de 2, 3 ou 4 cm.

Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord
Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord


Parmi les plus beaux nudibranches que j'ai pu contempler pour le moment, je retiendrai les - très - nombreux lièvres de mer sur le site de l'Amas du Cap Fréhel. Un vrai champ de mollusques, tous plus gros et gras les uns que les autres. Et les doris dalmatiens, également assez gros et nombreux, en Côte Basque, sur des sites près de Socoa / Saint-Jean-de-Luz.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud

Quelques sites pour ceux que cela intéresse d'approfondir :

- http://ilesmedes.chez-alice.fr/mollusqu.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Nudibranchia
- http://www.mer-littoral.org/14/galerie-mollusques.php
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