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Parce que non, la Manche et l'Atlantique ne sont pas que des mers froides, avec du courant et sans visibilité !

Pourquoi je plonge et pourquoi je plonge en Bretagne ? ou pourquoi j'ai décidé de créer ce blog. Pour expliquer pourquoi je plonge en Bretagne et pourquoi il est tout aussi interessant de plonger en Bretagne que... en mer Rouge (par exemple :-p)

Quand je dis que je plonge en Bretagne, on me demande inévitablement :

Mais... y'a des trucs à voir en Bretagne ?


Ce à quoi je réponds, en général :

Rien, évidemment ! En plus, ça pèle, y'a du courant et une visi de m....


Je veux donc, avec ce blog, essayer de montrer tout ce qu'il y a à voir, malgrè tout, en Bretagne, les sites, la diversité de la faune, de la flore, etc. et - pourquoi pas ? - convaincre de l'intérêt de plonger également en Bretagne.

Quelques liens...

» Écocéan, pour tout savoir sur le requin-baleine

» Site d'information sur les cétacés

» Annuaire des blogs de plongée

» Latitude 27 ou le blog entre mer et désert d'une expatriée à Hurghada

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Classement de sites Webtoweb, concours gratuit
21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 21:53

Une transition douce entre le - gai et coloré :) - poisson tropical d'hier, le poisson-globe, et les poissons fluos, tout plein de couleurs vives.
Un petit aparté donc avec un couple de poissons que je trouve particulièrement élégants.

Petit problème toutefois : je n'ai pas encore réussi à trouver de quel poisson il s'agit :(
Des Chétodons j'imagine, mais lesquels ?

 

Un couple de Chétodons ?
Un couple de Chétodons ?

 

Quoi qu'il en soit, et même si la photo ne les met pas trop en valeur, je trouve ces poissons particulièrement beaux.
Quelques touches de couleurs élégantes savamment éparpillées : une bande de rouge-brun sur la nageaoire dorsale, de fines bandelettes de la même couleur qui soulignent les nageoires caudales et anales, des chevrons bleutés sur le corps blanc, un masque sombre sur les yeux, un profil épuré, tout en rondeur... tout ça donne un résultat plutôt réussi non ?

Après ce moment de béatitude, et pour conclure, si quelqu'un a une idée du nom de ces poissons, je suis preneur..

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20 novembre 2007 2 20 /11 /novembre /2007 21:56

Aujourd'hui, un post en forme de (petite) vengeance.
Parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien :)

En effet, quand on parle des poissons de Manche et d'Atlantique, les gens pensent, en général, à des animaux « en noir & blanc », nuance vert caca d'oie à gris clair.
J'espère, avec ce blog, avoir pu prouver que ce n'est pas le cas et , qu'au contraire, les fonds marins bretons sont très colorés.
À l'inverse, quand on parle des poissons tropicaux, les gens voient tout de suite des némos suivis de toute la série des poissons jaunes, oranges, bleus, etc.

Éh bien, voici la preuve que ce n'est pas forcément vrai ;)
En effet, on peut rencontrer, en mer Rouge, des poissons quasiment incolores.

 

Poisson-globe de la mer Rouge, Égypte
Poisson-globe de la mer Rouge, Égypte

 

Il s'agit d'un poisson-globe, un Arothron hispidus pour être précis, de la famille des Tetraodontidae.
Les Tetraodontidae sont des poissons ayant la capacité de gonfler leur corps - d'où leur nom - par absorption d'eau ou d'air.
Contrairement aux Diodon, autres poissons-globes munis de piquants, les Tetraodontidae se distinguent par leur corps lisse, sans piquant donc.

Se nourissant d'invertébrés à carapace dure et de coraux, l'Arothron est muni de grosses dents.

Il s'agit de poissons peu farouches, qu'on peut approcher assez facilement et examiner plutôt aisément.
Toutefois j'en ai croisé un (pas celui de la photo) plutôt impressionnant, possédant des dents de la taille de celle qui fait qu'on a pas très envie de s'approcher de trop près.

Voilà pour ma petite vengeance.
Mes prochains posts sur mes plongée en mer Rouge traiteront bien de poissons pleins de couleurs.

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7 octobre 2007 7 07 /10 /octobre /2007 22:04

Dans mon article intitulé « Des plumes sous l'océan », j'ai donné un bref aperçu de la famille des invertébrés que l'on appelle les cœlentérés.

Parmi ces cœlentérés, je rappelle qu'il y a la classe des hexacoralliaires dont on connaît déjà différents membres, différentes anémones : les anémones marguerites, les anémones dahlia ou encore les anémones diamant.

Ce soir, un nouvel hexacoralliaire - photographié récemment : la (le ?) caryophylle ou dent de chien.

 

Caryophylle Dent de chien
Caryophylle ou Dent de chien (à gauche)


Les hexacoralliaires se différencient parce qu'ils possèdent de nombreux (en principe en multiple de 6) tentacules.
Donc... même si ce n'est pas évident à voir sur la photo (notamment parce qu'ils sont rétractés), notre dent de chien possède bien des tentacules. Dans le cercle intérieur.

Le cercle extérieur, le plus visible et le plus volumineux, est un squelette calcaire.
Celui-ci est fait de côtes plus ou moins épaisses, plus ou moins hautes, dirigées vers le centre du cercle.

On sent très bien ce squelette, en plongée, lorsqu'on touche - délicatement évidement - une dent de chien du bout des doigts.
N.B : la taille réelle de ce corail est d'environ 2 cm de diamètre.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 22:42

Après mon article d'hier sur les poissons, ou plus exactement, sur l'un d'entre eux : la blennie cabot, nous voici revenu aujour'hui aux animaux marins... bizarres : les ascidies.

J'ai déjà eu l'occasion de parler des ascidies. Lors d'un article consacré aux clavelines ainsi que dans un article consacré aux différences entre les ascidies et les éponges.

Je remets le couvert sur le sujet ce soir grâce à la photo ci-dessous, prise récemment, sur laquelle on peut observer deux espèces d'ascidies : des ascidies varioleuses (en rouge) et des botrylles étoilés (en vert).

 

Botrylles étoilés et ascidies varioleuses
Des botrylles étoilés avec des ascidies varioleuses

Je ne vais pas revenir sur la définition d'une ascidie (dont les ascidies varioleuses sont des illustrations... académiques). Celle-ci se trouve déjà dans les deux articles cités en début de page.
Je me contenterai seulement de rappeler que les ascidies sont des animaux considérés, par les biologistes, comme les plus évolué des intertébrés.

 

botrylles étoilés
Gros plan de botrylles étoilés

L'objectif de cet article est de dire quelques mots sur les botrylles étoilés.

Petit avertissement cependant. Je pense ce sont bien des botrylles que j'ai photographié. J'en suis quasiment sûr. Mais, pour être tout à fait honnête, j'ai un - léger (léger, très léger, très très léger...) - doute. Mais bon, je vas faire comme si.

Les botrylles vivent en colonie (comme bon nombre d'ascidies d'ailleurs) de couleur très variable ; Verte ici.
Chaque colonie est constituée d'individus clonés à partir d'un individu initial. Ce qui explique notamment qu'une colonie soit, du point de vue de la couleur, parfaitement homogène.
Enfin, chaque colonie forme une espèce de masse encroûtante molle fixée sur une roche ou une algue par exemple.

Les individus sont regroupés en ensembles de 3 à 12 zoïdes disposés autour d'un siphon commun.
Si j'ai bien tout compris, ce siphon commun est le siphon cloacal ; C'est à dire le siphon exhalant par lequel l'ascidie expulse l'eau qu'elle a d'abord ingérée puis filtrée pour se nourrir.
Cette eau entre, dans un premier temps, par le sihon inhalant de chaque individu : les petits trous qu'on arrive à distinguer sur les auréoles vertes claires.

Je terminerais enfin en disant que les botrylles étoilés sont une espèce assez commune qui se rencontre à faible profondeur.

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 22:54

Aujourd'hui, quelques nouvelles photos.
Quelques photos et un nouvel article au sujet de l'anémone de mer verte.

 

Un bouquet d'anémones de mer vertes
Un bouquet d'anémones de mer vertes


Deux, trois mots sur l'anémone verte.

Elle se rencontre particulièrement à faible profondeur.
Pour preuve, les deux photos d'illustration ont été prise à 5 - 7 m de profondeur.

On reconnait une anémone de mer verte à ses longs tentacules de 15 - 20 cm, verts et mauves sur la pointe.

Ces tentacules sont non rétractiles - contrairement aux anémones marguerites par exemple - et ils sont également particulièrement attachants.
On le sent de façon particulièrement « efficace » quand on s'amuse à en effleurer le bout avec ses doigts :-p

 

Une anémone de mer verte
Une anémone de mer verte

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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 22:18

Pour faire suite au post précédent et à ma dernière plongée dans les grottes du Cap Fréhel, voici aujourd'hui une curiosité de ce spot : les fesses déléphants blanches.

 

Fesse d'éléphant blanche avec blennie
Des fesses d'éléphant blanches


D'habitude grises, ces éponges - très présentes dans ces grottes - sont, ici, toutes blanches !
Dans une faille en particuliers, on nage entre deux murs blancs, deux tombants couverts de ces éponges albinos.

 

Fesse d'éléphant blanche avec blennie
Fesse d'éléphant blanche avec blennie


Pour ce phénomène ? Bonne question !?!
La théorie du responsable du centre avec lequel j'ai plongé ce jour-là est que, du fait du manque de lumière, de l'obscurité quasi-permanente, les éponges se seraient dépigmentées.

Qui sait ?

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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 14:11

Un petit article... juste pour publier une de mes dernières photos... juste parce que je la trouve plutôt sympa.

Anémones marguerites
Une colonie d'anémones marguerites

Quelques explications pour justifier de mon enthousiasme.

Tout d'abord, les anémones sont, ici, fixées non pas sur une roche mais sur ??? (je ne sais trop quoi d'ailleurs).
Cependant ce je-ne-sais-quoi présente l'avantage d'être détaché de tout. Ainsi, le premier plan, éclairé par le flash, apparait très nettement alors que l'arrièrre-plan, la masse d'eau non éclairée, apparaît, par contraste, très sombre. Du coup, les couleurs blanches et jaunes des anémones sont plutôt bien mises en valeur.

Ce que j'aime également dans cette photo, c'est que l'on peut y voir de nombreuses anémones, chacune dans une position différente. Certaines sont complétement ouvertes, d'autres complétement fermées, d'autres encore à moitié ouvertes (ou à moitié fermées suivant de quel point de vue l'on se place :-p)

Enfin, je trouve que, techniquement, cette photo est également plutôt réussie.
Le premier plan est net, bien éclairé, pas surexposé, etc. Ce qui, avec mon nouvel appareil Lumix, est presque un exploit vu que je n'en ai pas encore une maîtrise absolue.

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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 13:56

Toujours suite à mes plongées du week end dernier, je vais aujourd'hui dire quelques mots sur la rose de mer.

 

Une rose de mer, bryozoaire orange
Une rose de mer (ou bryozoaire orange)

 

En effet, le monde sous-marin possède également ses roses, également appelées bryozoaires oranges (mais ça fait quand même vachement moins romantique).
Il est assez simple de voir une rose quand on plonge en Bretagne car il s'agit du plus gros bryozoaire de l'Atlantique.
Il suffit donc d'ouvrir les yeux (ce qui est quand même plus pratique en plongée:-) pour être (quasi-) sûr d'en croiser une ; À condition toutefois d'être sur un fond rocheux car, comme le montrent les deux photos de cet article, les roses de mer vivent accrochées à des roches.

 

Une rose de mer, bryozoaire orange
Une autre rose de mer

 

Bryozoaire, bryozoaire, vous avez dit bryozoaire ? Comme c'est étrange... mais qu'est-ce qu'un bryozoaire ? Là est toute la question.

Pour changer dans la confusion des genres, après les spirographes, les alcyons et les gorgones, voici donc les bryozoaires qui sont également des animaux (contrairement à ce que le nom de la rose de mer peut nous laisser croire).

Éh oui ! Nous avons à faire, ici, à un animal, et plus exactement à un animal colonial ; C'est à dire à un groupement, une colonie de nombreux individus qui, tous réunis, forment des structures comme la rose de mer. Cette organisation est similaire à celle des coraux (c.f mon article sur les gorgones). Par contre, les bryozoaires et les coraux n'ont absolument aucun lien de parenté.

Chaque individu de la colonie - ou zoïde - est constitué d'un polype vivant dans une chambre calcaire (dure) ou chitineuse (souple).
C'est le regroupement, côte à côte, de ces chambres qui forme la structure du bryozoaire.

Enfin, chaque zoïde est un filtreur. C'est à dire que pour se nourrir, il dispose de tentacules qui pêchent les petits organismes planctoniques présents dans l'eau et les amenent ensuite vers la bouche.
Si l'on observe donc d'assez près - mais discrètement - les roses de mer, on peut apercevoir les (très petites) tentacules de chaque individu qui s'agitent sur la crête de la structure.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 23:55

Toujours suite à ma dernière plongée de nuit, il y a quelques jours, je profite d'autres photos, prises lors de cette sortie, pour présenter deux nouvelles éponges : l'orange de mer et l'éponge axinelle.

Éponge orange de mer
Une orange de mer

L'orange de mer est une éponge particulièrement reconnaissable... puisqu'elle a la forme d'une boule jaune / orange ; C'est à dire, la forme d'une orange ;-p
Contrairement à d'autres éponges, la fesse d'éléphant ou l'éponge clione par exemple - l'orange de mer est de consistance dure. Sa surface est « granuleuse », hérissée de petits tubercules.
Ici, sur l'orange - un peu sale - prise en photo, se balade un mollusque commun des côtes rocheuses : une troque ombiliquée.

Éponge Axinelle
Une éponge axinelle

La deuxième éponge est une axinelle. Il s'agit d'une éponge ramifiée, lisse, aux bouts arrondies, ferme, mais plus souple qu'une orange de mer.
L'axinelle est également facilement reconnaissable de par sa forme et sa couleur.

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 19:40

Deux de mes récentes photos m'ont fait me rendre compte que, depuis que j'ai commencé ce journal de mes plongées, je n'ai jamais évoqué les échinodermes. Ces peaux d'épines constituent pourtant une famille d'animaux marins très fréquents ; Dans les eaux bretonnes... mais pas seulement.

Je vais de ce pas réparer ce malencontreux oubli.

Étoile de mer rouge, Aber Wrac'h, Finistère Nord
Étoile de mer rouge, Aber Wrac'h, Finistère Nord


Les nombreux et différents animaux qui appartiennent à la famille des échinodermes possèdent cependant en commun deux caractéristiques - deux signes distinctifs - majeures.
Ils ont un symétrie pentaradiée ; C'est à dire une symétrie sur la base de cinq éléments, les cinq bras de l'étoile de mer photographiée ci-dessus par exemple.
Les échinodermes possèdent également tous des piquants. Même si le mot « piquant » doit s'entendre au sens large. En effet, les piquants d'un oursin n'ont pas le même... piquant :-p que ceux d'une étoile de mer. Ces derniers ressemblant plus, à première vue, à des espèces de boutons.

Oursin globuleux, Morbihan, Bretagne Sud
Oursin globuleux, Morbihan, Bretagne Sud


Parmi les nombreux échinodermes que l'on rencontre en plongée, il y a les astérides. C'est à dire les étoiles de mer. Celles-ci sont aussi nombreuses et que variées. Des petites, des grandes, certaines avec de grands bras, d'autres avec de petits bras, et même certaines (exceptions qui forcément confirment la règle) ont 4, 6 ou 7 branches. Parmi les particularités des étoiles de mer, on peut noter leur pouvoir régénérateur. Le fait que leurs bras repoussent s'ils viennent à être sectionnés.

Les ophiurides sont d'autres échinodermes fréquents. Un ophiure ressemble à un petit disque plat duquel sortent cinq bras, longs et fins.

On compte enfin, parmi les échinodermes, les oursins (à petit diamètre, à gros diamètre, à courts ou longs piquants) et les holoturies. Ceux-ci répondent aux charmants surnoms de cornichon de mer et concombre de mer ! Cela veut tout dire :-)
Autant il est difficile de voir le corps des cornichons de mer puisqu'ils sont souvent cachés dans des fentes de roches (on ne voit alors que leurs tentacules avec lesquelles ils se nourissent). Autant il est facile de voir un concombre de mer. Il s'agit d'un gros boudin noir (20 / 25 / 30 cm) à la peau vérolée qui a la particularité de « cracher » des filaments blancs (particulièrement collants sur la combinaison de plongée) si on le taquine.

Voilà ce qui peut être dit pour une première présentation de nos amis les échinodermes.
Au fur et à mesure de mes plongées et de mes photos, je développerai sur une espèce en particulier.

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