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Parce que non, la Manche et l'Atlantique ne sont pas que des mers froides, avec du courant et sans visibilité !

Pourquoi je plonge et pourquoi je plonge en Bretagne ? ou pourquoi j'ai décidé de créer ce blog. Pour expliquer pourquoi je plonge en Bretagne et pourquoi il est tout aussi interessant de plonger en Bretagne que... en mer Rouge (par exemple :-p)

Quand je dis que je plonge en Bretagne, on me demande inévitablement :

Mais... y'a des trucs à voir en Bretagne ?


Ce à quoi je réponds, en général :

Rien, évidemment ! En plus, ça pèle, y'a du courant et une visi de m....


Je veux donc, avec ce blog, essayer de montrer tout ce qu'il y a à voir, malgrè tout, en Bretagne, les sites, la diversité de la faune, de la flore, etc. et - pourquoi pas ? - convaincre de l'intérêt de plonger également en Bretagne.

Quelques liens...

» Écocéan, pour tout savoir sur le requin-baleine

» Site d'information sur les cétacés

» Annuaire des blogs de plongée

» Latitude 27 ou le blog entre mer et désert d'une expatriée à Hurghada

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Classement de sites Webtoweb, concours gratuit
19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 21:35

Tentatives de plan large en eau... chargée

Ca f'sait longtemps... mais j'vous avais prévenu, des photos de plongée ratées, j'en ai à la pelle.

Aujourd'hui, je complète ma galerie avec une série de photos qui, dans une eau claire et limpide, auraient certainement été très bien... mais qui, en Atlantique, sont... ce qu'elles sont.


Ce qui aurait pu - du - être un baliste...


Ces photos auraient du mettre en valeur, un baliste, au loin, une blennie ou encore un camarade de palanquée. Dans les eaux souvent chargées de l'Atlantique, les particules sont devenues, à cause de la réflexion de la lumière du flash (frontal, c'est le défaut de mon appareil), le sujet principal de mon image.


et ça, une blennie... si, si !


Un appareil photo, étanche certes, mais plutôt... simple, des conditions pas toujours... favorables, cela constitue finalement un entrainement efficace à la photo sous-marine. Une bonne façon d'appréhender l'environnement et les particularités de la pratique de la photo sous-marine... en attendant de plonger en mer Rouge (par exemple :-p



Pour finir, un plongeur-modèle.

 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 22:45

Plonger de nuit... pourquoi faire ?

C'est vrai ça ? Pourquoi se compliquer la vie à plonger la nuit quand on pourrait être peinard, au chaud et au sec, à faire je ne sais quoi ?

Tout d'abord parce que, la nuit, il se passe plein de chose sous l'eau. C'est notamment, pour beaucoup d'espèces, le moment de la quête de nourriture. De nombreux animaux sortent donc du trou qu'ils occupent de jour pour aller chasser.

En Bretagne, il n'y a donc que le la nuit - ou quasiment - que l'on peut apercevoir des congres en pleine eau, des homards, toutes pinces brandies, en train de courser leur prochain repas, etc.

L'interêt de la plongée de nuit provient également des sensations qu'elle procure.

Plongée de nuit, plongée à sensations

Quelle sensation, déjà, que de se trouver sur un semi-rigide, à quelques distances de la côte, et d'observer les « lumières » de la ville sous un nouveau point de vue.

Quelle sensation que de se laisser glisser le long du bout à la seule lumière des phares, parenthèses lumineuses au milieu d'un grand trou noir. Avec la sensation d'apesanteur que procure la plongée, cela a quelque chose de très spatial.

Quelle sensation que de se poser sur le fond, d'éteindre son phare et de se laisser « envahir  » par l'obscurité, de découvrir un autre aspect du monde sous-marin.

Quelle sensation enfin que de se balader et de découvrir, dans son faisceau de lumière, la faune et la flore sous un autre jour (sans mauvais jeux de mots). La même faune et la même flore mais dans des postures différentes.

Je n'ai pas eu la chance de le constater (mais j'espère que cela sera le cas lors d'une prochaine sortie nocturne) mais quand il y a beaucoup de plancton, les frottements de celui-ci émettent des lueurs fluorescentes.
En suivant les mouvements de la mer, le bout frotte donc sur le plancton. Il devient alors possible de retrouver le bout rien qu'aux fluorescences planctoniques qui s'y trouve tout le long.

Une plongée de nuit, c'est également un défi intéressant en terme d'orientation.
Le champ de vision est moins large, les repères forcément moins nombreux. Tout doit alors devenir un élément remarquable. Il faut faire attention à tout et bien évidemment opter pour une trajectoire extrèmement simple.

Bref, à condition de ne pas être trop claustro, une plongée de nuit c'est forcément une plongée différente, une plongée à essayer donc.

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 21:44

Dans l'élaboration de mon dictionnaire de la faune et de la flore que l'on peut contempler lorsque que l'on plonge en Bretagne, je vais m'arrêter aujourd'hui à la lettre G ; G comme Gorgone (et non pas gorgogne comme on l'entend assez souvent).

Gorgone verruqueuse (et tourteau), île de Houat, Bretagne Sud
Gorgone verruqueuse (et tourteau), île de Houat, Bretagne Sud

Les gorgones verruqueuses

Il y a de nombreuses espèces de gorgone. La plus fréquente Bretagne (Atlantique Nord et Manche) est la gorgone verruqueuse. Certe le nom n'est pas très excitant mais il illustre assez bien l'aspect de cet arbuste : des ramifications en branche pleines de petites excroissances qui ressemblent à des verrues.

Malgrè son aspect végétal, le terme d'arbuste que j'ai utilisé plus haut est, d'un point de vue biologique, tout à fait faux. Les gorgones sont en effet les cousines des alcyons. Ce sont des anthozoaires ou animal-fleur, des filtreurs passifs.

Rappel : L'eau déplace naturellement une grande quantité d'organismes. D'autres organismes, plus gros, ont décidé, pour économiser leur énergie, de s'arrimer. Ils se nourrissent en filtrant l'eau.

Comme l'alcyon, la gorgone appartient à la famille des octocoralliaires. Ce sont des coraux mous, des colonies de polypes qui se nourrissent en filtrant l'eau ; Chacun possèdant, pour cela, huit tentacules.

La gorgone, un filtreur passif

Comme je l'ai dit précédemment, les gorgones sont des colonies de polypes qui se déploient (quand il s'agit de se nourrir) et se rétractent (rapidement, quans on essaye de les toucher ou qu'on approche trop bruyamment ;-).
Les polypes sont logés dans les verrues (celles citées précédemment et qui donnent leur nom à l'espèce).

Par contre, contrairement aux alcyons, les polypes des gorgones sont plus petites, moins visibles. Cela renforce l'aspect squelettique des ramifications.

Gorgone verruqueuse blanche et alcyons rouges, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Gorgone verruqueuse blanche et alcyons rouges, Perros-Guirec, Bretagne Nord


Les gorgones verruqueuses sont de couleur rose-saumon, jaune / orange pâle ou (plus rarement) blanche. Il est intéressant de remarquer que les gorgones verruqueuses se ramifient sur un seul plan (comme un éventail).

On les trouve assez souvent sur des tombants, perpendiculaires aux roches. De cette façon, les branches se trouvent en plein courant ; Là où l'eau est sans cesse renouvelée, la nourriture plus abondante donc et la filtration de l'eau, par les polypes, plus facile.

Les gorgones ont une croissance très lente. Environ 1 cm par an. On imagine donc assez facilement depuis combien de temps est présente une gorgone de 15, 20 ou 25 cm (ce qui n'est pas rare).
Il faut donc être très prudent. Prudent avec ses palmes, pour ne pas les briser malencontreusement. Prudent avec ses mains. Mieux vaut donc ne pas les toucher (contrairement à ce que j'ai dit plus haut) pour ne pas en briser une branche.

Pour en finir avec cette première approche des gorgones, je finirai avec quelques mots sur la Tritonia. Il s'agit en fait d'un des prédateurs des gorgones, un prédateur qui se nourrit des polypes. Il est assez difficile de voir une tritonia. Par contre, il est plus facile de repérer ses pontes. Celles-ci forment des filaments blancs, spiralés autours des branches.

En conclusion, voici un site pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans la connaissance des gorgones verruqueuses.

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 23:54

Voici aujourd'hui ma deuxième digression, mon deuxième album de phoptographies en Noir & Blanc.

En l'occurence, il s'agit d'une promenade au cœur des calvaires et des enclos paroissiaux, ces livres de granit destinés - autrefois - à l'enseignement du peuple.

De nouvelles images d'une escapade dans un passé historique, fortement identitaire, quelquefois fantastique.

Détail de calvaire breton, Finitère Bretagne
Détail de calvaire breton, Finitère Bretagne


Bonne promenade.

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4 février 2007 7 04 /02 /février /2007 22:47

Plonger à Saint-Jean-de-Luz, en Pays Basque ou on a plongé... sur la lune

Rascasse, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud
Rascasse brune, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


La première différence qui saute aux yeux quand on plonge au large de Saint-Jean-de-Luz,c'est la limpidité de l'eau par rapport aux eaux « chargées » de la Bretagne. Du coup, on atteind les 30 / 35 m quasi sans s'en rendre compte (à l'inverse de ce que j'ai pu décrire de mon expérience de plongée dérivante par exemple). Certainement un avant-goût de ce qu'on peut ressentir lors d'une plongée - très - profonde en mer Rouge (par exemple :-). Mais ça, je n'ai pas encore testé :-(.

La seconde différence, c'est l'aspect lunaire des fonds sous-marins. Quand on à l'habitude des forêts de laminaires bretonnes, ça change... On se dit que ça fait un peu vide, qu'il manque quelque chose.

Quoi qu'il en soit, une eau claire, des roches nues, deux bonnes raisons pour profiter pleinement des scupltures sous-marines, grottes et failles, de près comme de loin. Un des premiers intérêts d'une plongée en Pays Basque.

Puis, au fur et à mesure qu'on s'approche, on commence à distinguer (forcément facilement puisqu'il n'y a rien d'autre :-), un certain nombre de poissons, juste là, posés tranquillement sur la roche. Il s'agit de rascasses, de rascasses brunes pour être exact. De celle que l'on voit sur les photos ci-dessous.

Rascasse, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud
Rascasse brune, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Un bestiaire méditerranéen

Par la suite, les plongées se poursuivent par une exploration plus approndie des scupltures pré-citées. Et, contrairement à ce que je m'attendais, j'ai eu la surprise de découvrir une faune plus méditérranéenne que bretonne (côté Manche ou côté atlantique).

Ainsi donc, en plus des rascasses, on a pu croiser des balistes, une plétore de doris dalmatiens (bien gros et bien gras, autant qu'une limace plate peut être grasse).
Le coup du spectacle, en ce qui me concerne, fut un tête à tête avec une murène ; Ma première murène. D'où une certaine... émotion, d'autant que cela n'était pas - mais alors pas du tout - prévu. Après renseignement, il m'a été dit qu'il y avait eu des murènes dans le coin, qu'elles avaient un peu disparu et qu'elles avaient tendance à vouloir revenir.

Pour être tout à fait honnète, il aurait pu y avoir un clou encore plus... clou. Un plongeur de ma palanquée a aperçu un poisson-lune en sortant d'une grotte. Malheureusement, à ce moment là je fermais la marche. Du coup, le temps que je sorte à mon tour de la grotte, le poisson s'était dèjà fait la malle. Partie remise... si j'ai de nouveau l'occasion de plonger dans ce coin.

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 22:43

J'ai, avec mon post sur l'alcyon, débuté une série sur les animaux qui, sous l'eau, sont en fait de fausses vraies plantes et de vrais faux animaux. À moins que ce ne soit l'inverse ? Ou bien le contraire ?
Je continue aujourd'hui avec un « mémo » sur d'autres de ces « aliens » : les vers de la famille des polychètes. Et plus particulièrement, les polychètes sédentaires comme les sabelles et les spirographes.

Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord

Des vers sédentaires ?

On ne va pas faire durer l'intense suspens. On parle bien ici de vers, donc d'animaux ! Malgrès que le panache d'un spirographe (c.f la photo, pas très bonne certes, mais je n'ai pas mieux sur le sujet :-( semble vouloir nous faire croire le contraire.
Par contre, il s'agit de vers sédentaires qui vivent dans des tubes calcaires. D'où le nom également de vers tubicole.

On ne voit d'eux pas grand chose, leur coprs étant masqué par le tube. Par contre, le peu que l'on voit, le panache, est finalement le plus spectaculaire.

Des vers à panache

Les panaches sont des filtres. Avec leurs - plus ou moins - longues tentacules, les vers filtrent l'eau, y capture le plancton dont ils se nourrissent.

L'inconvénient de ces animaux est qu'ils sont extrèmement sensibles aux vibrations. Pour avoir le bonheur d'apercevoir les panaches complètement déployés et épanouis, il faut les approcher avec énormément de précaution. Sinon, ils se replient instantanément dans leur tube.

Quelques exemples

Il y a de nombreux vers tubicoles. Je ne vais en citer que deux que l'on rencontre fréquement lorsque l'on plonge en Bretagne.

» Le spirographe. C'est l'un des plus spectaculaires. D'une part, c'est le plus grand ver tubicole de nos côtes. D'autre part, le diamètre de son panache peut également être assez impressionnant. Enfin son panache en spirale, uniforme ou panaché (blanc, orange, brun...) est toujours très beau à observer.

» Le bispire. Plus petit, il est cependant aussi beau à voir que le spirographe (c'est du moins mon avis) du fait de son double panache spiralé.

Je termine ici ce second volet de ces animaux extraordinaires que l'on rencontre en plongée... en espérant que cela vous aura donné encore plus envie de plonger à votre tour.

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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 22:20

Parmi les espèces endémiques de la Bretagne, il y en a une qu'on rencontre à peu près à tous les coins de roche. Il s'agit du congre.
Voici donc, en quelques lignes, une présentation de cet animal qui peut atteindre des proportions assez... impressionnantes

Une grosse anguille bleue ou une murène édentée ?

Ni l'un ni l'autre... bien que le congre appartiennne également à la famille des poissons osseux ou ostéichthyens.
Trouver un congre se révèle finalement assez simple. Il suffit de fouiller tous les trous, toutes les failles, toute les « planques » des rochers, tombants et autres épaves. Attention, quand je dis : fouiller, il ne faut pas me prendre au mot. Il ne s'agit pas d'y mettre les mains mais seulement de « yeuter ». Attention au phare également. Vu que le congre h'a pas de paupière, il n'apprécie que très moyennement d'avoir la lumière dans la figure.


Congre, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Donc, en scrutant scrupuleusement et précautionneusement les coins et recoins sous-marins, il y a toutes les chances de rencontrer un congre. Celui-ci est très facilement reconnaissable à sa peau bleue et à son air... comment dire ? jovial :-p

La Bretagne, un repère de congres

Les occasions sont en effet nombreuses de croiser un congre en Bretagne. Il y a de nombreux sites pour cela. Des roches, tombants et surtout beaucoup d'épaves : le Bugalet (barge de débarquement près de la Trinité-sur-Mer, Golfe du Morbihan), le Walter, le M4600, le Frémur (tous proche de Saint-Cast-le-Guildo, Bretagne Nord), etc.
Il est alors possible de voir de « sacrés morceaux ». Certains animaux sont même presque célèbres tellement ils sont gros, grand et gras.


Congre, Aber Wrac'h, Bretagne Nord


Voir un congre en pleine eau ?

De jour, le congre reste - sauf très rares exceptions - bien tranquillement dans sa cachette (dans laquelle il entre à reculons, la pointe de sa queue servant d'organe tactile pour se guider). Par contre, la nuit, les congres sortent pour chasser et se nourrir. Il devient alors possible de les observer en pleine eau.
Donc, pour voir un congre en pleine eau, le meilleur moyen reste donc de plonger de nuit :-p

Pour ma part, je n'ai fait qu'une plongée de nuit. Celle-ci fera d'ailleurs l'objet d'un prochain post. Cependant, je n'ai pas eu le bonheur, pendant cette plongée, de voir ne serait-ce qu'un congre :-(

Mais je persévère !

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 21:25

Dans un de mes premier post, Pourquoi je plonge ?, je disais qu'être en apesanteur en pleine eau, se laisser porter par le courant... tout ça fera certainement l'objet de posts futurs.

En voici un premier puisque dans la série des plongées à sensation, y'en à une qui est pas mal: il s'agit de la plongée dérivante.

La plongée dérivante : principe de base

Le principe de base d'une plongée dérivante est finalement assez simple :

» Dénicher un spot où le courant est, naturellement, intéressant ;
» Attendre le bon moment : marée haute et fort coefficient, de préférence ;
» Descendre, descendre... et descendre encore un peu ;
» Ouvrir - très - grand les yeux... et laisser faire :-D

Ma plongée dérivante

Je dis ma parce... et oui, je n'ai - pour l'instant - qu'1 dérivante à mon actif :-|

Mais, même si mes préférences vont (plutôt) aux plongées bio, plongées de découverte et d'exploration, ma première plongée dérivante trouve une bonne place au sommet du panthéon de mes sorties. Et puis, s'il s'agit de la première dérivante, il ne s'agit certainement pas de la dernière.

Pour situer le contexte, c'était au printemps dernier. Eau plutôt  fraîche et plutôt trouble. Bref, en gros, ça pelait et on y voyait carrément - mais vraiment carrément - rien. Et tout ça, pendant ma formation N3.

Pas grand chose à retenir des premières minutes de descente. Quoi que ! Descendre une trentaine de mètres dans une obscurité absolument totale, c'est finalement une expérience inoubliable par certains côtés. Pas de repères visuels. Juste des sensations de mouvements, de vitesse... un bon exercice de maîtrise de soi.
Mais,
néanmoins, l'essentiel de cette descente se passe les yeux rivés alternativement sur le profondimètre (pour être sûr qu'on descend bien, sait-on jamais ? et puis pour gérer quand même un minimum cette chute) et sur le faisceau du phare scrutant désespérement le grand bleu très foncé à la recherche du fond (pour se rassurer un peu - quand même - et pour s'arrêter à temps et éviter de s'éclater les genoux sur les roches).

Par contre, quand on commence à apercevoir le fond, on se rend compte que les premiers sentiments de vitesse éprouvés pendant la descente étaient très largement en-deça de la réalité. Tout défile à fond, à fond, à fond. Et la, ça devient du pur bonheur. Quelque chose entre le grand huit, un tambour de machine à laver et un grand toboggan.

Un seul mot d'ordre : ouvrir grand les yeux à quelques centimètres du fond (pas trop quand même pour ne pas laisser son dentier sur la roche :-) Sensations garanties !
Ouvrir grand les yeux pour ne pas en perdre une miette. Pour maîtriser autant que possible son équilibre. C'est un jeu assez dur mais assez finalement assez drôle. Pour, enfin, ne pas perdre de vue son ordinateur de plongée. Parce qu'à plus de 30 m, faut quand même pas oublier de remonter à temps. Même quand on aimerait que ça dure plus longtemps.

15 minutes plus tard et quelques centaines de mètres plus loin, remontée au parachute pour que le bateau nous récupère. Quelque peu essoufflé, un peu vidé mais la banane jusqu'aux oreilles !

Conclusion : pour en revenir au prétexte de mon blog : Pourquoi je plonge en Bretagne ?, éh bien, j'aime aussi plonger en Bretagne car y'a un spot assez efficace  pour y faire des dérivantes: le Golfe du Morbihan :-p

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 22:38

Pour faire suite à mon précédent article Pourquoi je plonge en Bretagne ? Parce que les couleurs sont belles, je vais, dans ce post, m'attarder sur des animaux (même si cela ne saute pas forcément aux yeux :-), des mollusques marins en l'occurence : les nudibranches et plus particulièrement les nudibranches de type doridien.

Parce que non ! Une limace, ce n'est pas forcément laid et visqueux

En effet, le première chose à savoir à propos des nudibranches est qu'il ne s'agit - finalement - que de limaces, des mollusques sans coquille.
Par contre, à l'inverse des limaces terrestres, les nudibranches comptent parmi les perles que l'on peut croiser en Manche et en Atlantique... notamment.
Sans rentrer dans les détails, on distingue plusieurs types de nudibranches en fonction de leur morphologie : les types anaspadien, éolien, doridien et les dendronatacées ; Parmi lesquels on trouve les lièvres de mer, les tritonias (dont la tritonia des gorgones dont on ne voit le plus souvent que la ponte), toute la série des doris : doris dalmatien, doris cantabrique, etc.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Des perles sous-marines

Les nudibranches sont de véritables perles à découvrir en plongée car ils font partie des animaux les plus colorés du monde sous-marin. Ils déclinent en effet des couleurs très denses allant du jaune au bleu en passant par le brun, l'orange, le violet, etc.
Le plus dur, mais pas le moins intéressant, étant finalement de les trouver puisque certains ne font pas plus de 2, 3 ou 4 cm.

Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord
Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord


Parmi les plus beaux nudibranches que j'ai pu contempler pour le moment, je retiendrai les - très - nombreux lièvres de mer sur le site de l'Amas du Cap Fréhel. Un vrai champ de mollusques, tous plus gros et gras les uns que les autres. Et les doris dalmatiens, également assez gros et nombreux, en Côte Basque, sur des sites près de Socoa / Saint-Jean-de-Luz.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud

Quelques sites pour ceux que cela intéresse d'approfondir :

- http://ilesmedes.chez-alice.fr/mollusqu.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Nudibranchia
- http://www.mer-littoral.org/14/galerie-mollusques.php
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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 21:00

...même celles des poissons

C'est sûr, faut pas s'attendre à croiser Némo ou un quelconque de ses cousins. Mais bon, ça peut l'faire... même si le choix est - peut-être - un peu moins vaste que dans d'autres mers (plus au Sud par exemple :-).
Toute la série des labres et autres vieilles peut nous gratifier de belles teintes rouges-orangées souvent assez denses.

Labre, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Labre, Perros-Guirec, Bretagne Nord


Dans un autre genre, le tryptérigion jaune en plein la vue également : tête noire et corps jaune. Personnellement, j'ai une petite faiblesse pour le gobie léopard. Il y a beaucoup d'espèces de gobies. Parmi toutes celles-ci, souvent assez sympa et relativement faciles à observer, le gobie léopard est celui qui me rend la plongée forcément belle. Un corps bleu, des tâches brunes... à voir absolument !

Gobie Léopard, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Gobie Léopard, Perros-Guirec, Bretagne Nord


Il ne s'agit que d'un tout petit aperçu des belles choses, des poissons en l'occurence, que l'on peut voir en Bretagne. Je pourrai encore continuer cette liste qui est loin d'être exhaustive. Je le ferai certainement au fur et à mesure de mes plongées et des photos que je pourrai ramener.

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