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Faune et Flore

Mardi 2 janvier 2007

Pour faire suite à mon précédent article Pourquoi je plonge en Bretagne ? Parce que les couleurs sont belles, je vais, dans ce post, m'attarder sur des animaux (même si cela ne saute pas forcément aux yeux :-), des mollusques marins en l'occurence : les nudibranches et plus particulièrement les nudibranches de type doridien.

Parce que non ! Une limace, ce n'est pas forcément laid et visqueux

En effet, le première chose à savoir à propos des nudibranches est qu'il ne s'agit - finalement - que de limaces, des mollusques sans coquille.
Par contre, à l'inverse des limaces terrestres, les nudibranches comptent parmi les perles que l'on peut croiser en Manche et en Atlantique... notamment.
Sans rentrer dans les détails, on distingue plusieurs types de nudibranches en fonction de leur morphologie : les types anaspadien, éolien, doridien et les dendronatacées ; Parmi lesquels on trouve les lièvres de mer, les tritonias (dont la tritonia des gorgones dont on ne voit le plus souvent que la ponte), toute la série des doris : doris dalmatien, doris cantabrique, etc.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Des perles sous-marines

Les nudibranches sont de véritables perles à découvrir en plongée car ils font partie des animaux les plus colorés du monde sous-marin. Ils déclinent en effet des couleurs très denses allant du jaune au bleu en passant par le brun, l'orange, le violet, etc.
Le plus dur, mais pas le moins intéressant, étant finalement de les trouver puisque certains ne font pas plus de 2, 3 ou 4 cm.

Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord
Lièvre de mer, Cap Fréhel, Bretagne Nord


Parmi les plus beaux nudibranches que j'ai pu contempler pour le moment, je retiendrai les - très - nombreux lièvres de mer sur le site de l'Amas du Cap Fréhel. Un vrai champ de mollusques, tous plus gros et gras les uns que les autres. Et les doris dalmatiens, également assez gros et nombreux, en Côte Basque, sur des sites près de Socoa / Saint-Jean-de-Luz.

Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-luz, Atlantique Sud
Doris dalmatien, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud

Quelques sites pour ceux que cela intéresse d'approfondir :

- http://ilesmedes.chez-alice.fr/mollusqu.htm
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Nudibranchia
- http://www.mer-littoral.org/14/galerie-mollusques.php
Par metropolis
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Mardi 16 janvier 2007

Parmi les espèces endémiques de la Bretagne, il y en a une qu'on rencontre à peu près à tous les coins de roche. Il s'agit du congre.
Voici donc, en quelques lignes, une présentation de cet animal qui peut atteindre des proportions assez... impressionnantes

Une grosse anguille bleue ou une murène édentée ?

Ni l'un ni l'autre... bien que le congre appartiennne également à la famille des poissons osseux ou ostéichthyens.
Trouver un congre se révèle finalement assez simple. Il suffit de fouiller tous les trous, toutes les failles, toute les « planques » des rochers, tombants et autres épaves. Attention, quand je dis : fouiller, il ne faut pas me prendre au mot. Il ne s'agit pas d'y mettre les mains mais seulement de « yeuter ». Attention au phare également. Vu que le congre h'a pas de paupière, il n'apprécie que très moyennement d'avoir la lumière dans la figure.


Congre, Socoa / Saint-Jean-de-Luz, Atlantique Sud


Donc, en scrutant scrupuleusement et précautionneusement les coins et recoins sous-marins, il y a toutes les chances de rencontrer un congre. Celui-ci est très facilement reconnaissable à sa peau bleue et à son air... comment dire ? jovial :-p

La Bretagne, un repère de congres

Les occasions sont en effet nombreuses de croiser un congre en Bretagne. Il y a de nombreux sites pour cela. Des roches, tombants et surtout beaucoup d'épaves : le Bugalet (barge de débarquement près de la Trinité-sur-Mer, Golfe du Morbihan), le Walter, le M4600, le Frémur (tous proche de Saint-Cast-le-Guildo, Bretagne Nord), etc.
Il est alors possible de voir de « sacrés morceaux ». Certains animaux sont même presque célèbres tellement ils sont gros, grand et gras.


Congre, Aber Wrac'h, Bretagne Nord


Voir un congre en pleine eau ?

De jour, le congre reste - sauf très rares exceptions - bien tranquillement dans sa cachette (dans laquelle il entre à reculons, la pointe de sa queue servant d'organe tactile pour se guider). Par contre, la nuit, les congres sortent pour chasser et se nourrir. Il devient alors possible de les observer en pleine eau.
Donc, pour voir un congre en pleine eau, le meilleur moyen reste donc de plonger de nuit :-p

Pour ma part, je n'ai fait qu'une plongée de nuit. Celle-ci fera d'ailleurs l'objet d'un prochain post. Cependant, je n'ai pas eu le bonheur, pendant cette plongée, de voir ne serait-ce qu'un congre :-(

Mais je persévère !

Par metropolis
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Dimanche 21 janvier 2007

Quand on commence à plonger, on s'imagine que, sous l'eau, la vie est organisée aussi « simplement » que sur terre. D'un côte, les animaux, de l'autre, les végétaux !
On se dit donc qu'en plongeant, on aura donc l'occasion de voir :

. des animaux ... des poissons, des mammifères, des crustacés, etc.
. et des plantes ... des algues, des éponges, etc.

Et puis, on fur et à mesure des sorties, on se rend compte que les choses ne sont - finalement - pas toujours aussi simple. Les frontières entre les animaux et les végétaux deviennent de plus en plus... floues. On entre alors dans la quatrième dimension des animaux-plantes ou des plantes-animales.

L'objet de ce post est de découvrir plus en détail un de ces « mutants » : l'alcyon.

Alcyon et ses polypes déployés, île de Houat, Bretagne Sud
Alcyon et ses polypes déployés, île de Houat, Bretagne Sud

L'alcyon, un animal-fleur

Parce que sur terre les animaux bougent et les plantes sont enracinées en terre, il est difficile de concevoir qu'il peut en être autrement. Néanmoins, l'acyon nous prouve le contraire.

L'alcyon est un anthozoaire ou animal-fleur, de la grande famille des filtreurs passifs.
L'eau déplaçant naturellement une grande quantité d'organismes - zooplancton, phytoplancton - de nombreux autres organismes, plus gros, ont trouvé que décidement ça ne valait pas la peine de perdre de l'énergie à se déplacer pour chasser. Ils ont alors décidé de s'arrimer et de tranquillement filtrer l'eau et d'attraper tout ce qui passe à proximité.

L'alcyon est donc un de ces filtreurs. Pour se nourrir, il déploie des polypes qui forment comme un duvet blanc (particulièrement visible sur la photo ci-dessus). C'est d'ailleurs toujours assez « rigolo » de poser son doigt - très délicatement bien entendu - sur un lobe et de voir les polypes se rétracter.

Une carte d'identité de l'alcyon

Les alcyons, pour ceux que l'on rencontre en Bretagne en tout cas, sont communément de couleur jaune-orangée (comme sur la photo). Il existe également une espèce rouge.

L'alcyon est un octocoralliaire. C'est à dire un corail mou dont chaque polype possède huit tentacules. Les alcyons sont mous car ils possèdent un hydrosquelette. En clair, ils se gonflent d'eau.

Ils sont très faciles à trouver en plongée car, d'une part, ils sont présents dès les faibles profondeurs et, d'autre part, ils évitent les endroits « chargés » (d'algues par exemple) et leurs préfèrent les sols durs (roches, etc.) et dégagés. De cette façon, ils profitent mieux du courant qui circule très facilement. Le festin est plus important. On peut également en trouver sur les épaves, très nombreuses en Bretagne.

Voilà. Je crois qu'on a fait le tour de ce qui pouvait être dit de l'alcyon... pour une première approche en tout cas.
Pourquoi j'aime plonger en Bretagne ? Parce que les alcyons font partie, avec les doris et les nudibranches, des choses toujours sympa à voir en plongée.

Par metropolis
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Jeudi 25 janvier 2007

Pour faire suite à mon précédent post : Pourquoi je plonge en Bretagne ? À cause des dents de la mer !, voici un petit « mémo » sur la roussette, le requin que l'on peut rencontrer - notamment - en Bretagne.

Une roussette, Saint-Cast-le-Guildo, Bretagne
Une roussette, Saint-Cast, Bretagne

La roussette, un poisson cartilagineux

La roussette, comme tous les requins et les raies, est un poisson cartilagineux (un chondrichthyen en latin). C'est un petit squale - 40 à 80 cm - de forme particulièrement hydrodynamique ; bref, un tube :-p
Pour en finir avec les mots savants, on dit que la saumonette possède une queue hétérocerque, c'est à dire une queue avec plusieurs lobes inégaux.

L'avantage de la roussette est qu'elle vit sur les fonds et que, le jour, elle dort (comme de nombreuses espèces marines, ex. le congre, elle chasse la nuit). Du coup, il est relativement facile de la trouver et même de l'approcher d'assez près. En faisant vachement gaffe et en l'approchant par l'arrière, il est même possible de s'amuser à l'attraper... avec délicatesse bien entendu.

Il est relativement facile de trouver une roussette quand on se trouve sur un site où elles sont présentes mais faut quand même bien ouvrir les yeux. En effet, comme on peut le voir sur la photo, la roussette porte en permanence sa « tenue de camouflage » : brun-beige avec des tâches plus ou moins foncées et plus ou moins grandes. Elle peut donc se confondre assez facilement avec le fond.

Rousette ou saumonette ?

Ni l'un, ni l'autre ou plutôt les deux à la fois. La saumonette n'est qu'une invention marketing. En effet, la roussette est comestible. Mais, pour ne pas trahir, son origine « requinesque », elle est vendue sous le nom plus consensuel, plus rassurant, de saumonette.

À noter qu'il existe également une variété plus grande de la rousette (c'est même peut-être pour cela qu'elle se nomme Grande Roussette :-D. Par contre, sauf erreur, elle n'est pas présente dans les eaux bretonnes.

Par metropolis
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Jeudi 1 février 2007

J'ai, avec mon post sur l'alcyon, débuté une série sur les animaux qui, sous l'eau, sont en fait de fausses vraies plantes et de vrais faux animaux. À moins que ce ne soit l'inverse ? Ou bien le contraire ?
Je continue aujourd'hui avec un « mémo » sur d'autres de ces « aliens » : les vers de la famille des polychètes. Et plus particulièrement, les polychètes sédentaires comme les sabelles et les spirographes.

Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord
Spirographe, Perros-Guirec, Bretagne Nord

Des vers sédentaires ?

On ne va pas faire durer l'intense suspens. On parle bien ici de vers, donc d'animaux ! Malgrès que le panache d'un spirographe (c.f la photo, pas très bonne certes, mais je n'ai pas mieux sur le sujet :-( semble vouloir nous faire croire le contraire.
Par contre, il s'agit de vers sédentaires qui vivent dans des tubes calcaires. D'où le nom également de vers tubicole.

On ne voit d'eux pas grand chose, leur coprs étant masqué par le tube. Par contre, le peu que l'on voit, le panache, est finalement le plus spectaculaire.

Des vers à panache

Les panaches sont des filtres. Avec leurs - plus ou moins - longues tentacules, les vers filtrent l'eau, y capture le plancton dont ils se nourrissent.

L'inconvénient de ces animaux est qu'ils sont extrèmement sensibles aux vibrations. Pour avoir le bonheur d'apercevoir les panaches complètement déployés et épanouis, il faut les approcher avec énormément de précaution. Sinon, ils se replient instantanément dans leur tube.

Quelques exemples

Il y a de nombreux vers tubicoles. Je ne vais en citer que deux que l'on rencontre fréquement lorsque l'on plonge en Bretagne.

» Le spirographe. C'est l'un des plus spectaculaires. D'une part, c'est le plus grand ver tubicole de nos côtes. D'autre part, le diamètre de son panache peut également être assez impressionnant. Enfin son panache en spirale, uniforme ou panaché (blanc, orange, brun...) est toujours très beau à observer.

» Le bispire. Plus petit, il est cependant aussi beau à voir que le spirographe (c'est du moins mon avis) du fait de son double panache spiralé.

Je termine ici ce second volet de ces animaux extraordinaires que l'on rencontre en plongée... en espérant que cela vous aura donné encore plus envie de plonger à votre tour.

Par metropolis
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Quelques liens...

» Écocéan, pour tout savoir sur le requin-baleine

» Site d'information sur les cétacés

» Annuaire des blogs de plongée

» Latitude 27 ou le blog entre mer et désert d'une expatriée à Hurghada

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