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Images aléatoires

Mardi 5 août 2008

Chose promise... aujourd'hui, un article plus complet sur les quelques points remarquables de la seiche (en complément d'un premier article : « Les yeux de la mer » sur le même sujet).

Les yeux tout d'abord (puisqu'on en parle :)
De mon point de vue, le plus remarquable chez la seiche reste donc ses yeux.
Ses fameux yeux en forme de « W » qui lui permettent d'avoir une très bonne vue, y compris dans l'obscurité, mais qui ne lui permettent toutefois pas de distinguer les couleurs.
Je ne résiste d'ailleurs pas à vous en montrer un en gros plan.
 

L'œil d'une seiche
L'œil d'une seiche

 

Son encre maintenant, également appelée sépia.
C'est ce liquide noir qui a donné son nom à la couleur Sépia (parce qu'il rentrait dans sa composition) et non pas l'inverse. D'où le nom également de l'ordre auquel appartient la seiche : l'ordre des Sepiida.
Cette encre est, avec l'homochromie, la seule arme défensive de la seiche.
Elle inhibe deux des sens d'un agresseur : la vue (il fait tout noir) et l'odorat (ça ne sent plus rien). Ce qui permet donc à la seiche de pouvoir prendre la fuite et de se mettre en sécurité.

Puisque je l'ai déjà évoqué, je vais continuer sur l'homochromie.
Il s'agit de la capacité à prendre la couleur de l'environnement dans lequel on se trouve et ainsi se fondre avec lui.
La seiche n'est pas le seul animal à avoir cette faculté mais, en la matière, on doit pouvoir l'appeler le Lucky Luke des mers : l'animal qui change de couleur plus vite que son ombre !
C'est d'ailleurs assez spectaculaire de voir comment, en un instant à peine, une seiche modifie les couleurs et les « dessins » de sa robe. À peine le temps d'un claquement de doigts pour passer de tons clairs (très clairs) à des tons foncés (très foncés) et inversement, pour se parer de rayures, de tâches ou de points.
Cette capacité est due à des cellules spéciales appelées chromatophores que la seiche possède en grande quantité.

Quelques mots sur l'os de seiche (celui qu'on retrouve en grande quantité sur les plages).
Tout d'abord, préciser qu'il s'agit non pas d'un squelette mais bien d'une coquille, d'une coquille interne.
Celle-ci est remplie d'air et assure une fonction de flotteur. Elle permet à l'animal de se stabiliser à toutes les profondeurs sans avoir à nager.

La flottabilité étant assuré par l'os, comment se déplace une seiche ?
Ça dépend :) Ça dépend si elle veut aller vite ou pas.
Pour aller vite, elle se propulse par réaction, en expulsant de l'eau préalablement aspirée par un orifice appelé l'entonnoir.
À contrario, elle se déplace lentement par ondulation de la membrane souple qui entoure son corps.

Un petit rappel pour finir.
La seiche est un mollusque (animal mou) marin céphalopode (qui a les pieds sur la tête) décapode (qui possède dix pieds - à l'inverse des pieuvres par exemple qui sont des octopodes).
Ces dix pieds (maintenant des tentacules) sont munis de ventouses pour maintenir les proies et deux d'entre eux sont plus grands que les autres pour attraper les proies.

par metropolis publié dans : Faune et Flore communauté : Mer, plongée et photos
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Mercredi 30 juillet 2008

Après une première tentative plutôt ratée, j'ai enfin pu photographier - à peu près - correctement un animal que je trouve toujours aussi fascinant : la seiche.
En effet, j'ai pu, ce week-end, en approcher deux beaux spécimens près de l'île de Houat.

Bon, la prise de vue n' pas été qu'une partie de plaisir.
Je ne peux pas dire que mon... « enthousiasme » était partagé et qu'il y avait de la bonne volonté de part et d'autre (surtout de l'autre :)
Mais après un peu de persévérance, à la limite du harcèlement (pour preuve les deux bras levés comme des cornes pour m'intimider), je suis enfin arrivé à mes fins.
 

Une seiche
Une seiche

 

Ceci dit, cela n'a pas duré longtemps.
Une photo réussie et hop ! elle m'a superbement snobé. M'a tourné le dos et s'en est allé vers de nouvelles aventures dans les obscures profondeurs de l'océan.
 

Une seiche
Une seiche... qui en a plein le dos de se faire tirer le portrait

 

Il y aurait tellement de choses à dire sur les seiche : sur la façon dont elle se déplace, sur la rapidité avec laquelle elle change de couleur, sur l'encre qu'elle projette pour se défendre...
Mais je réserve tout ça pour mon prochain article.
 

par metropolis publié dans : Faune et Flore communauté : le monde du dessous
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Vendredi 25 juillet 2008

Toutes les mers et tous les océans ont leurs animaux dangereux.
On connait les poissons-scorpions, et notamment le « célèbre » poisson-pierre, des mers tropicales.

Mais, en la matière, les côtes bretonnes ne font pas exception.
Nous avons aussi notre terreur. Celle qui oblige à faire attention où l'on pose nos mains : la raie torpille !
 

Une raie torpille électrique
Raie torpille électrique

 

D'accord, j'en fais peut-être un peu trop.
Mais bon, ce n'est jamais agréable de se prendre une châtaigne.

Si je consacre aujourd'hui un article à ce sympatique animal, c'est parce qu'on le rencontre - en principe - posé sur un fond sableux, à moitié (si ce n'est totalement) enfoui.
Celle que j'ai photographié récemment était paisiblement lové sur une roche, un substrat dur. Elle en épousait parfaitement la forme.
Certainement l'exception qui confirme la règle :)
 


Raie torpille électrique

 

Quelques mots sur les raies torpilles.

  • Elles peuvent envoyer des décharges électriques (très courtes) de quelques dizaines de volts. Après elles doivent se recharger :)
  • Il s'agit bien évidemment d'un instrument de chasse destiné à repérer et assommer les proies ;
  • C'est douloureux. En fait, je n'en sais rien parce que, personnellement, je n'en ai jamais fait l'expérience. Mais ce n'est pas dangereux en soi. Reste cependant à gérer les effets secondaires afin d'éviter le sur-accident : la douleur d'abord, puis la panique, le stress, etc.
par metropolis publié dans : Faune et Flore communauté : Mer, plongée et photos
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Lundi 21 juillet 2008

Je l'ai déjà dit mais je le redis : les limaces sont parmis les plus belles créatures de la création. Si, si... de celles qui peuplent les mers et océans en tout cas ;p
En voici un bel exemple :
 

Une limace de mer blanche et jaune
Une limace de mer blanche et jaune

 

D'accord, c'est sûr, j'aurai pu mettre les photos de cet article dans ma galerie de photos ratées.
Tant il est vrai que le sujet n'a pas été tout à fait maîtrisé de bout en bout : mise au point, cadrage, lumière, etc. À ma décharge, on était proche de la surface et ça secouait pas mal. Mais bon, ce n'est pas une excuse.

Je préfère cependant me servir de ces images plus dignement pour illustrer mon propos initial : « les limaces de mer sont parmis les plus belles créatures etc. etc. » et aussi pour la simple raison que ce sont les premières photos que je fais de ces animaux.
Et rien que pour ça, j'ai envie de les montrer :)
De montrer (essayer en tout cas), la beauté de cette Limacia clavigera blanche, perlée de jaune.
 

Une limace de mer blanche et jaune
Une limace de mer blanche et jaune

 

Un exemple parmi tant d'autres.
Juste un aperçu des somptueuses parures que peuvent revêtir les nombreuses espèces de limace.

par metropolis publié dans : Faune et Flore communauté : Mer, plongée et photos
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Jeudi 10 juillet 2008

Dans la peu « sexy » famille des holoturies, j'ai déjà évoqué la dure vie du concombre de mer (en photo ici).
Aujourd'hui, je vais m'attarder sur son tout aussi charmant cousin : le cornichon de mer.
 

Le panache ramifié d'un cornichon de mer
Le panache ramifié d'un cornichon de mer

 

À ce nom pseudo-officiel de « cornichon » (dont je ne connais d'ailleurs pas l'origine), on préfèrera celui de  lèche-doigts, plus populaire et plus explicite par rapport à la suite de l'article.

En effet, le corps du lèche-doigts reste un mystère (pour moi en tout cas) puisque celui-ci vit bien à l'abri, au fond des fentes de roche. Avec l'habitude, on devine sa présence grâce à ses doigts (justement) qui, seuls, dépassent du dessous de la roche.

En fait de doigts, ce sont plutôt les branches d'un panache ramifié ; Un peu à l'image des vers tubicoles, même si le lèche-doigts n'est pas un ver et qu'il s'agit de deux animaux tout à fait différents, appartenant à deux familles distinctes.

Cependant, dans les deux cas, le panache est la seule chose que l'on voit vraiment de l'animal en plongée. Et, pour les deux animaux, il sert à se nourrir.
Dans le cas du lèche-doigts, les particules en suspension dans l'eau viennent se coller aux branches du panache.
Puis, une à une, lentement (c'est pour ça qu'il faut prendre le temps de l'observer en plongée), le lèche-doigts ramène les différentes branches vers sa bouche pour en lécher la nourriture ainsi pêchée.
D'où son nom :)

C'est cela que j'ai essayé d'immortaliser sur cette deuxième photo où l'on arrive à distinguer, au centre de l'image, une branche repliée.
 

Un cornichon de mer qui se lèche un doigt
Un cornichon de mer qui se lèche un doigt

 

Enfin, comme les vers (mais plus lentement qu'eux toutefois) le cornichon peut rentrer son panache.

Pour s'en rendre compte, on peut s'amuser (toujours avec modération et précaution bien entendu) à le toucher. On voit alors le panache se rétracter, disparaître complètement et le cornichon se fermer sur lui-même laissant la place... à un grand vide.

par metropolis publié dans : Faune et Flore communauté : le monde du dessous
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