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Parce que non, la Manche et l'Atlantique ne sont pas que des mers froides, avec du courant et sans visibilité !

Pourquoi je plonge et pourquoi je plonge en Bretagne ? ou pourquoi j'ai décidé de créer ce blog. Pour expliquer pourquoi je plonge en Bretagne et pourquoi il est tout aussi interessant de plonger en Bretagne que... en mer Rouge (par exemple :-p)

Quand je dis que je plonge en Bretagne, on me demande inévitablement :

Mais... y'a des trucs à voir en Bretagne ?


Ce à quoi je réponds, en général :

Rien, évidemment ! En plus, ça pèle, y'a du courant et une visi de m....


Je veux donc, avec ce blog, essayer de montrer tout ce qu'il y a à voir, malgrè tout, en Bretagne, les sites, la diversité de la faune, de la flore, etc. et - pourquoi pas ? - convaincre de l'intérêt de plonger également en Bretagne.

Quelques liens...

» Écocéan, pour tout savoir sur le requin-baleine

» Site d'information sur les cétacés

» Annuaire des blogs de plongée

» Latitude 27 ou le blog entre mer et désert d'une expatriée à Hurghada

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Classement de sites Webtoweb, concours gratuit
17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 21:23

Mardi dernier, je suis allé à une conférence de Mme Joëlle Galéron, biologiste à l'Ifremer, dont l'intitulé était : « Biodiversité et nodules dans les grands fonds du Pacifique ».
J'y suis allé pour ma culture personnelle, bien sûr, mais également par curiosité, avec l'à-priori d'assister à un exposé sur des déserts de vase traversés de temps en temps par des montres abyssaux du genre de ceux que l'on peut voir dans le dessin animé Némo : des 'machins' hideux, aux yeux globuleux, avec une machoire sur-dimensionnée, des dents acérées... et la fameuse lanterne portative au-dessus de la tête qui sert à attirer les proies.

Or, ce n'est pas tout à fait ça... bien au contraire !

Nodules polymétalliques, les mines du futur

Je ne vais pas m'attarder sur le sujet car ce n'est pas l'objet de ce post ; Je veux juste « poser le décor ».

Les nodules, présents essentiellement dans les grands fonds du Pacifique, à 5 000 m de profondeur, sont des petites sphères grossières (2 à 15 cm de diamètre), résultant d'une concentration des métaux présents dans l'eau de mer autours d'un noyaux quelconque.
Ces nodules sont considérés comme des sources possibles de nickel, cuivre, cobalt ou manganèse.

Les grands fonds sont donc des mines potentiellement exploitables. Cependant, les pays possédant un permis minier doivent au préalable mener une étude environnementale et étudier la biodiversité de ces milieux, afin de mesurer l'impact qu'aurait une exploitation minière des fonds.

C'est dans ce cadre qu'est intervenu Mme Galéron puisqu'elle a participé à cette campagne d'étude environnementale.

La vie à - 5 000 m

L'exposé débute. Pas trop de surprise : les grands fonds sont de grands plateaux sédimenteux.
Par la suite, je constate avec surprise que les grands fonds océaniques sont peuplés de la (quasi-)même faune que je cotoie à chaque fois en Bretagne ; Essentiellement des cnidaires, des porifères et des échinodermes ; C'est-à-dire des anémones de mer, des éponges, des étoiles de mer, des holoturies (concombres de mer) aux couleurs jaunes ou rouges particulièrement vives mais aussi des crevettes d'un rouge très intense, etc. (au total 51 espèces différentes !)

Bon d'accord, toute cette faune se fait un peu plus rare qu'en surface, mais quand même...

C'est vrai aussi que je ne parle pas des beaucoup plus nombreuses et plus spécifiques micro-espèces (dont la plupart sont encore inconnues) qui vivent dans les premiers cemtimètres du sédiment.

Deux questions se sont imposées à ce moment-là : où sont mes fameux monstres abyssaux ? Pourquoi les espèces présentes à - 5 000 sont celles que l'on peut  trouver à -20 ou -30 m ?

Concernant les montres, ceux-ci se trouvent un peu plus haut. Il ne s'agissait ici que d'étudier les espèces présentes sur les fonds et pas celle qui nagent en pleine eau.

Concernant la similitude des espèces, elle résulte notamment du fait qu'on est toujours dans un processus de photosynthèse ! Du fait des mouvements verticaux incessants de l'eau, les grands fonds bénéficient des « restes » de la photosynthèse de surface.
Les espèces se sont adaptées à la pression, à l'absence de lumière, à la faible quantité de nourriture... mais les cycles de vies sont semblables. Ce qui n'est pas le cas, par exemple, à proximité des sources hydrothermales où la vie se crée par chimiosynthèse et où donc les espèces sont différentes.

La conclusion de l'exposé était qu'une exploitation minière des grands fonds aurait des conséquences particulièrement néfaste sur la biodiversité.
Cela me semble évident quand on voit la richesse des océans en matière de faune et de flore, à toutes les profondeurs. Les mers et les océans sont de véritables (res)sources de vie. Une raison supplémentaire pour ne pas faire n'importe quoi.

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Published by metropolis - dans Faune et Flore
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